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Gérard Schlosser (1931-2022)

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La dernière vente
13 900

C’était pas libre, Acrylique sur toile sablée

La cote
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Peinture :
de 10 000 à 50 000 €
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Né en 1931, Gérard Schlosser est un artiste français considéré comme pionnier de la figuration narrative.
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Fragments de corps peints aux contours sombres, compositions photographiques, sujets inspirés du cinéma et des romans noirs… : Gérard Schlosser s’est toujours intéressé à la figuration ainsi qu’aux questions de la distance entre l'œil humain et la représentation artistique.

Gérard Schlosser naît à Lille et passe son enfance et son adolescence dans le Nord, avant de rejoindre Paris pour suivre une formation à l’École des Arts Appliqués dont il sort diplômé en orfèvrerie en 1951. Par la suite, il s’inscrit pour une brève période à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris mais décide rapidement de commencer à travailler en tant que peintre. Gérard Schlosser est dès ses débuts attiré par la représentation détaillée des formes, dans un style figuratif. Déjà, ses compositions présentent au regard du spectateur des focalisations sur des corps, qui entrent souvent en contraste avec un fond neutre ou sombre. 

La peinture de Gérard Schlosser se situe à la confluence des évolutions esthétiques de son temps. Ainsi, certaines de ses toiles évoquent-elles les formulations du Pop Art, telle que sa toile Les Chars soviétiques entrent dans Prague représentant un homme fumant sur la plage, indifférent à l’actualité du monde. La présence d’une bulle de bande dessinée mais aussi la critique adressée à la société de consommation est d’ailleurs caractéristique du mouvement Pop Art. La satire de la société se retrouve également dans le mouvement de la Figuration Narrative, dont Gérard Schlosser fait partie dans les années 1960 et qui marque durablement sa production picturale. En 1964, l’exposition “Mythologies quotidiennes” au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris révèle au public la formation d’un nouveau mouvement pictural. Gérard Schlosser y prend part. Le mouvement, théorisé par le critique d’art Gassiot-Talabot l’année suivante, désigne des peintures ayant pour traits communs le choix délibéré d’une représentation figurative, étalée dans le temps et créant une véritable narration, et avec pour projet partagé de transmettre un message politique ou de critiquer la société de consommation contemporaine.

A partir de 1967, Schlosser décide de mélanger les pigments de sa peinture à des cristaux de sable. En apposant ce mélange spécial sur ses toiles, l’artiste parvient ainsi à leur donner une vibration particulière, permettant au spectateur de changer sa perception selon sa position ou son mouvement autour de l’œuvre. En 1970, ses recherches en figuration narrative le conduisent à expérimenter de nouveaux projets en ayant recours à la photographie ainsi qu’au photomontage. A l’instar d’un Jacques Monory, Gérard Schlosser intègre alors l’œil de la photographie au cœur de ses représentations, imposant à sa production un tournant vers l’hyperréalisme. Nourri par le cinéma, Gérard Schlosser n’hésite pas à faire de ses toiles des scènes à part entière, où chaque détail envoie un signe au spectateur et lui raconte une histoire. De la même manière, les titres qu’il donne à ses œuvres sont toujours significatifs, et contribuent à la compréhension de la composition, entrant parfois en décalage avec ce qui est montré par le peintre. 

Ce sont surtout ses représentations hyperréalistes du corps féminin qui ont forgé la réputation de Gérard Schlosser. Pourtant, aujourd’hui, l’artiste est surtout reconnu comme une figure majeure de la peinture de la seconde moitié du XXe siècle. Et ce sont ses toiles narratives, véritables story-boards cinématographiques, qui font son succès auprès des collectionneurs. Moments intimes du quotidien, parties aperçues du corps, petites scènes observées de l’intérieur… : les toiles de Schlosser happent celui qui les regarde et le place en position de voyeur. Gérard Schlosser meurt en août 2022 à Paris. 

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