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James Ensor (1860-1949)

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130 000

« Portrait d’Augusta Boogaerts assise » huile sur isorel

La cote
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Peintures :
de 20 000 € à 7 250 000 €
Dessins :
de 3 500 € à à 226 000 €
Estampes :
de 1 000 € à 100 000 €
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"Eau forte" de James Ensor

Philobitude
James Ensor naît en 1860 sur la côte belge de la Mer du Nord, dans la ville d’Ostende.
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Encore aujourd’hui, Ensor demeure un peintre et graveur inclassable, sa virtuosité, son aura et son influence sur les artistes du XXe siècle, y compris les plus contemporains, restant encore très vivace

Petit, James Ensor évolue dans le décor de la boutique familiale de souvenirs et de curiosités d’Ostende. Les étagères de bibelots gravent dans la mémoire du futur artiste des images d’objets et de chinoiseries qui reviendront souvent dans ses toiles, fils conducteurs d’une œuvre polymorphe et pluridisciplinaire. Dans une lettre à l’écrivain belge Louis Delattre datée de 1898, Ensor évoque son enfance comme débordante de « coquillages, dentelles, poissons rares empaillés, vieux livres, gravures, armes, porcelaines de Chine, un fouillis inextricable d’objets hétéroclites ».

 

Artiste anticonformiste et d’une indépendance presque sauvage, Ensor quitte l’académie de Bruxelles où il avait commencé des études d’art pour retourner dans son village en 1880. Dans la maison familiale, il se construit un atelier sous les combles afin de pouvoir se consacrer entièrement à son art sans risquer d’être dérangé. Il y restera une grande majorité de son existence, produisant une œuvre qui lui vaudra d’être d’abord haï par ses contemporains puis adulé dans ses dernières années. C’est en fait lorsque son génie artistique est reconnu qu’il décide de poser ses pinceaux pour se consacrer à l’étude de la musique, geste révélateur d’un choix de vie, celui de la liberté. Anarchiste convaincu, Ensor fait un véritable pied de nez aux institutions lorsqu’il décide de tout arrêter, alors même qu’il venait d’être décoré dans l’ordre de la Légion d’Honneur en France et d’être fait baron par le roi des belges ! Si son caractère difficile a contribué à sa renommée, les détails connus relatifs à sa vie privée restent aujourd’hui encore un mystère. Des lacunes historiques qui ont sans aucun doute contribué à faire du peintre un véritable mythe…

 

Au cours de sa vie, James Ensor s’essaie à tous les genres (natures mortes, portraits, scènes de genre…) et se frotte à tous les mouvements artistiques de son temps (l’impressionnisme, l’expressionnisme, le pointillisme…). Pour autant, il élabore un style qui lui est absolument personnel, basé sur la lumière – fascination première du peintre – qui efface volontiers la ligne au profit de formes chatoyantes.

 

Son monde est ainsi peuplé de couleurs et d’objets fantastiques. Mais on y retrouve également des masques, des farces, des squelettes, des motifs carnavalesques et bien d’autres bizarreries. Pour le peintre, c’est bien sûr une manière de maquiller une réalité qu’il juge trop crue mais aussi un moyen de manifester dans ses toiles l’absurdité d’un monde qu’il ne comprend pas.

 

Son compatriote le poète Émile Verhaeren écrit à son propos : « il serait surprenant qu’Ensor, aimant avant tout au monde son art et par conséquent chérissant surtout celui qui le fait, c’est-à-dire lui-même, n’eût multiplié à l’infini sa propre effigie ». Du reste, James Ensor s’est représenté de très nombreuses fois au cours de sa vie : d’abord volontiers enthousiastes, fringuant et vifs, ses autoportraits se teintent progressivement de tristesse sans pour autant délaisser une forme de magnificence. Mais, rejeté par ses congénères, ses portraits s’imprègnent vite d’une certaine aigreur et il se représente tour à tour en Christ, en hareng ou en squelette.

 

Dans son célèbre tableau Le Peintre Squelette, Ensor se métamorphose en squelette, s’inscrivant en cela dans la fascination du XIXe siècle pour les réalités spirituelles fantastiques. Le choix de  se représenter comme tel traduit une réflexion sur le macabre et la vanité de la vie, replaçant le peintre dans son humanité et sa mortalité, contrairement à l’art qu’il produit, qui s’inscrit lui dans une durée plus longue.

 

James Ensor meurt en 1949  à l’hôpital d’Ostende, sa ville natale qu’il n’aura jamais voulu quitter.

 

Lucie Rollin

Galerie photos
Signature de James Ensor
Portrait
Paysage de James Ensor
Peinture à l'huile de James Ensor
Dessin de James Ensor
Autoportrait de James Ensor
Portrait de James Ensor